la poésie du mardi c'était un des défits de Lady Marianne une amie blogueuse
je la continue donc en souvenir.
Quand à peine un nuage
J’aime à m’écouter vivre, et, libre de soucis,
Loin des chemins poudreux, à demeurer assis
Sur un moelleux tapis de fougère et de mousse,
Au bord des bois touffus
Là, pour tuer le temps, j’observe la fourmi
Qui pensant au retour de l’hiver ennemi,
Pour son grenier dérobe
Le puceron qui grimpe
La chenille traînant ses anneaux veloutés,
La limace baveuse aux sillons argentés,
Et le frais papillon qui de fleurs en fleurs vole.
Ensuite je regarde, amusement frivole,
La lumière brisant dans chacun de mes cils,
Palissade opposée à ses rayons subtils,
Les sept couleurs du prisme,
En l’air, comme sur l’onde
Et lorsque je suis las je me laisse endormir,
Au murmure de l’eau qu’un caillou fait gémir,
Ou j’écoute chanter près de moi la fauvette,
Et là-haut dans l’azur gazouiller l’alouette.


























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